Trois sociétés condamnées à payer pour leurs pourriels
La justice américaine a accordé plus d'un milliard de dollars à un fournisseur d'accès à Internet dans le cadre d'un jugement condamnant des «spammers», ces pollueurs du courrier électronique qui diffusent en très grand nombre des messages non sollicités, véhiculant généralement des publicités douteuses frisant le charlatanisme. Robert Kramer, dont la société fournit un service de courrier électronique à 5 000 abonnés dans l'Iowa, dans le Nord des États-Unis, avait porté plainte contre 300 de ces «pollueurs» après que ces serveurs eurent reçu jusqu'à dix millions de pourriels (spams) par jour en 2000.
Trois sociétés ont été condamnées à payer des dommages intérêts monumentaux: AMP Dollar Savings, de Mesa dans l'Arizona est condamnée à verser 720 millions de dollars, Cash Link Systems de Miami 360 millions et une troisième société floridienne, TEI Marketing Group, 140 000 dollars. L'action judiciaire se poursuit contre les autres spammers.
«Il s'agit absolument d'une victoire pour chacun d'entre nous qui ouvrons notre courrier électronique pour y trouver des messages obscènes, malveillants et malhonnête tous les jours», a déclaré Robert Kramer. Son avocat, Me Kelly Wallace, a reconnu qu'il ne s'attendait pas à recueillir les dédommagements mirifiques fixés par la justice: «Nous espérons au moins rentrer dans nos frais».
Les trois sociétés ne figurent en effet dans aucun annuaire téléphonique et elles ne répondent pas aux courriels qu'on leur envoie. Elles n'étaient pas non plus représentées par un avocat lors du procès qui a eu lieu en novembre.
Selon Laura Atkins, la présidente de la Fondation SpamCon, une association californienne de lutte contre la pollution de l'Internet, il s'agit de la sanction la plus lourde jamais infligée dans une affaire de cette nature: «C'est simplement incroyable. Je n'ai jamais entendu parler d'une amende dépassant les 100 millions de dollars.»
Source :
canoe.comVu qu'il s'agit de sociétés-écran, les spammers concernés sans soucient comme de leur premier octet mais ça donne bonne conscience à la Justice américaine et ça impressionne le consommateur-victime qui a l'impression qu'on s'occupe sérieusement du problème....
JacK